Akseli Gallen-Kallela (1865-1931) Une passion finlandaise, au Musée d’Orsay, Paris

Du 7 février au 6 mai 2012, le Musée d’Orsay rend hommage au génie finlandais de la fin du 19e et du début du 20e siècle à travers la première exposition monographique en France consacrée à l’artiste Akseli Gallen-Kallela (1865-1931). Cette exposition met en valeur les liens qu’entretenait cet artiste avec la vie artistique parisienne de l’époque : un créateur remarqué en 1900 au cœur du Pavillon Finlandais de l’Exposition Universelle de Paris.

Paysans et vie rurale

Le peintre consacre les premières années de sa vie d’artiste (1884) à l’étude de la vie rurale finlandaise et aux paysages de Carélie (dès 1890).
Garçon et corbeau, La vieille et le chat…

Paris

L’époque des séjours parisiens entre 1884 et 1889, des études auprès de William Bouguereau et T. R. Fleury. Mal du pays, échanges avec les artistes scandinaves présents à Paris comme le suédois August Strindberg. Nus d’atelier (Démasquée), scènes de rue (Boulevard Parisien). Participations au Salon de la Société des artistes français en 1886, 1888 et 1889.

Portraits

Ou comment peindre la haute société du grand duché et les familles bourgeoises (capitaines d’industrie, armateurs, industriels, professeurs). Son modèle favori : sa jeune épouse Mary Gallen.

Paysages finlandais

Naturalisme et réalisme en faisant de la Carélie un territoire mythique. Mise en place d’éléments abstraits pour transformer les paysages en icônes.

Symbolisme

Entre 1893 et 1894, le peintre se consacre à des représentations de scènes bibliques, où se mêlent théosophie et occultisme. Visite du premier Salon de la Rose-Croix à Paris en 1892. Ad Astra : revisiter le thème de la Résurrection vue comme une libération. Symposium : l’artiste, un journaliste endormi et les compositeurs de musique finlandais Robert Kajanus et Jean Sibelius.

Le Kalevala

Représentation de l’épopée d’Elias Lönnrot (1830-1835), symbole de l’identité nationale. Style naturaliste, suivi d’un nouvelle technique étonnante (exagération des couleurs, lignes claires, décors stylisés). Défense du Sampo, La Mère de Lemminkaïnen…

Le mausolée Juselius

En 1898, Gallen réalise le décor du mausolée de la fille unique d’Arthur Juselius, décédée à 11 ans : fresques représentant le cycle de la vie et de la mort.

Arts décoratifs

1894-1895 : réalisation de meubles en bois, céramiques, papiers peints, inspiration Art Nouveau Belge (Horta).

Art total

Comme le suédois Carl Larrson : architecture et décoration intérieure. Gallen érige sa maison-atelier Kalela en 1894/1895 ainsi que son propre mobilier. Il participe activement à l’Exposition Universelle de Paris en 1900.

Afrique

Pour fuir les tensions politiques en Finlande, l’artiste part s’installer avec sa femme et ses enfants en Afrique (Kenya) pour 16 mois : œuvre expressionniste sous influence allemande.

> Site officiel du Musée d’Orsay, exposition Akseli Gallen-Kallela

Prochaine exposition à Orsay : Degas et le nu, du 13 mars au 1er juillet 2012

5 réflexions sur “Akseli Gallen-Kallela (1865-1931) Une passion finlandaise, au Musée d’Orsay, Paris

  1. Salut le Chat Masqué, je te remercie pour cet excellent billet sur un artiste absolument passionnant, à l’origine de changements majeurs dans l’art de son pays, apportant une contribution significative à la formation de l’identité nationale finlandaise (et à sa propre prise de conscience), au même titre que Sibelius en musique et Eliel Saarinen en architecture. Le « Symposium » est magnifique !

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