Archives du Tag: The Beatles

Kisses On The Bottom, Paul McCartney

Quelques jours après la sortie (discrète, comme d’habitude) du dernier album de Ringo Starr sobrement intitulé Ringo 2012, Sir Paul McCartney nous propose son nouvel opus : Kisses On The Bottom (…toujours aussi coquin notre Macca à 70 ans !).

Ce qu’on remarque d’emblée : une très belle pochette blanche, illustrée de plusieurs photographies “romantiques” : oui, Paul est follement amoureux de sa Nancy, cela se voit ; cela s’entend ! On ne compte pas moins de 16 titres pour ce bel album de reprises de standards de jazz que Paul avait l’habitude d’écouter dans son enfance (ainsi qu’une reprise d’un titre de la période des Wings, la superbe “Baby’s request” sur Back To The Egg, de 1979). Paul McCartney, accompagné du London Symphony Orchestra, collabore ici avec bon nombre de ses amis dont Diana Krall au piano, les frères Pizzarelli et Eric Clapton aux guitares, John Clayton à la basse ou encore Stevie Wonder à l’harmonica. Au cœur de cet album vintage, trois titres sont signés McCartney : My Valentine, Only Our Hearts et bien évidemment Baby’s request.

Pour résumer, Kisses On The Bottom est une pépite à écouter sans modération pendant cette période d’hiver rigoureux : effet cocooning garanti… en attendant les rééditions Deluxe (Archive Collection) de Ram, Venus and Mars, Wings At The Speed Of Sound et Wings Over America (Miam !).

Tracklisting – Kisses On The Bottom

1. I’m gonna sit right down and write myself a letter
2. Home (when shadows fall)
3. It’s only a paper moon
4. More I cannot wish you
5. The glory of love
6. We three (my echo, my shadow and me)
7. Ac-cent-tchu-ate the positive
8. My Valentine
9. Always
10. My very good friend the milkman
11. Bye bye blackbird
12. Get yourself another fool
13. The inch worm
14. Only our hearts
15. Baby’s request
16. My one and only love

> Lire l’article du blog Les oreilles entre les yeux

Thanks RINGO ! Concert Ringo Starr & his All Starr Band, Lyon – 2 juil. 2011

Thank you Ringo !

GENEROSITE & ROCK’N'ROLL : ce sont certainement ces deux mots qui me restent en tête après le concert de Ringo Starr et son All Starr Band, qui a eu lieu à la Salle 3000 de Lyon hier soir (2 juillet 2011). Notre batteur préféré a largement su diffuser toute son énergie et son humour à une salle malheureusement peu remplie… pour notre plus grand plaisir puisque j’ai l’impression d’avoir assisté à une sorte de concert “privé”. Beaucoup de superlatifs pour qualifier une telle soirée : un son parfait dans cette très belle salle lyonnaise, excellente ambiance naïve et “Peace & Love” insufflée par notre fameux Richard, joyeux drill de 71 ans accompagné de ses six potes papis tous dans une très grande forme !

Etaient présents sur scène :

  • Ringo (It don’t come easy, Honey don’t, Choose Love, I wanna be your man, The Other side of Liverpool, Yellow Submarine, Peace dream, Back off Boogaloo, Act Naturally, Boys, Photograph, With a little help from my friend, Give a peace of chance)
  • Wally Palmar (from The Romantics : Talking in your sleep, What I like about you)
  • Rick Derringer (from The McCoys : Hang on sloopy, Rock’n'roll Hoochie Koo)
  • Edgar Winter (l’immense ! FrankensteinFree Ride)
  • Gary Wright (Dream Weaver, Love is Alive)
  • Richard Page (from Mr. Mister : Broken Wings, Kyrie)
  • Gregg Bissonette (batterie 2, choeurs).
…Mille bravos pour cette incroyable soirée (et MERCI Ringo d’avoir répondu à mes signes “Peace & Love” déchaînés sur Act Naturally : pas de doute, tu m’as bien vue !) *-*

Pour lire d’autres articles (plus détaillés) sur le concert de Ringo Starr & his All Starr Band à Lyon :
> Le blog Les oreilles entre les yeux (avec plusieurs articles sur Gary Wright)

Lennon, machine à buzz 2010

2010 aura été une année Lennon.
Placés au hit-parade de l’édition, on peut dénombrer ces quelques ouvrages sortis à l’occasion du 20e ‘anniversaire’ de la mort de l’ex-Beatle :
- Le Roman de John Lennon, Pierre Merle, Fetjaine, La Martinière.
- John Lennon, une vie, Philip Norman, Robert Laffont.
- John Lennon, New York 1971-1980, Bob Gruen, Fetjaine, La Martinière.
- En flagrant délire, traduction des contes et poèmes écrits par Lennon, Robert Laffont.
Ajoutons à cette liste le biopic Nowhere Boy, sorti en salles le 8 décembre dernier (jour de la mort de Lennon) ; les sorties/rééditions des disques Gimme Some Truth (coffret 4 CDs), Signature Box (11 CDs), Power to the people – The Hits, Rock’n'rollImagine, Walls & Bridges, Mind games, Milk & honey, Sometime in New York CityPlastic Ono Band, Double Fantasy stripped down remasterisés, tous parus en octobre (le chanteur étant né le 9 octobre 1940).

Attention John, un chat noir !!!

Dans cette liste non exhaustive, je pioche le premier livre cité, Le Roman de John Lennon, par le journaliste et écrivain Pierre Merle (spécialiste d’ouvrages sur la langue française, l’argot, le langage footballistique et… les Beatles – surtout John et Paul).

Après une introduction au style ampoulé où l’on pressent l’ouvrage du fan usant de nombreux superlatifs et délaissant une bonne part d’objectivité, l’auteur s’attache d’abord à expliquer (des pages 21 à 120) ce qu’a pu être la fameuse nuit du 8 décembre 1980 à New York.
Cette partie est assez intéressante : on découvre (ou redécouvre) la psyché de Marc Chapman, le déroulement de cette journée mythique, la façon dont il s’est approché de Lennon, l’autographe sur son album Double Fantasy, sa passion pour le roman de SalingerL’Attrape-cœur‘, et la scène du meurtre au pied du Dakota Building ne peut que nous toucher.
Même si les phrases ne sont pas toujours bien formulées (la lecture est souvent indigeste), cette première partie fait un peu oublier les absurdités présentes dans l’introduction : p 10 : ‘Nombre de ses chansons sont demeurées intactes et le resteront sans doute encore longtemps. Peut-être comme certaines de Charles Trenet, sont-elles tout simplement éternelles.’ Pierre Merle : où avez-vous trouvé cette idée surréaliste de comparer John Lennon à Charles Trenet ? Poor John…
Finalement, Pierre Merle aurait dû s’arrêter là. Et écrire le roman de la nuit du 8 décembre 1980, plutôt que de rédiger une énième biographie ‘romancée’ de John Lennon (comme il le fait des pages 153 à 342). Personnellement, je n’y vois aucun intérêt. J’ai eu le sentiment de relire une fois de plus ce qui avait déjà été écrit tant de fois dans les magazines de musique (Rock’n'Folk), ce que j’avais lu dans les livres de Hunter Davies (Les Beatles, Le Cherche Midi, 2004), de Barry Miles (Paul McCartney, Many years from now, Flammarion, 2004), ou vu dans l’Anthologie Beatles (5 DVD, 2005). Pierre Merle fait peut-être tout simplement là ‘un bon coup’, sa maison d’édition aussi ?

Je préfère un autre ouvrage lennonien plus intéressant : le beau livre de photos de Bob Gruen, John Lennon, New York 1971-1980.

Bob Gruen était l’ami et le photographe personnel de John. Ses textes sont très touchants et renvoient à des instants uniques de proximité entre lui et la ‘star’, sa famille et ses amis. Beaucoup de clichés présentés dans cet ouvrage sont inédits. J’apprécie aussi de découvrir le New York des 70′s. Enfin, les photos prises avec Andy Wharol, Elton John, le duo Mike Jagger-Lennon hilares comme des gamins, la création de la photo qui fera la pochette de Wall & Bridges (Lennon portant plusieurs paires de lunettes juxtaposées), sont de belles découvertes.