A l’homme qui me rend heureuse…
Cette semaine, je désire rendre hommage à un homme qui sait parfaitement me rendre heureuse. Après la sérénade jouée par ce cher Steve Martin et son banjo, l’homme de ma semaine utilise brillamment ses cordes vocales pour m’apporter joie, bonheur et légèreté. Oui, l’homme de ma semaine est grand, élégant, souriant, candide et surtout : il sait me fait rire. Son nom ? Эдуард Анатольевич Хиль. Pardon, je traduis pour les ignorants : Eduard Anatolyevich Khil. Non, toujours pas ? Appelons-le Mr. Trolololololo : cela lui sied parfaitement.
Tes célèbres cousins Igor et Grichka (Bogdanov) m’avaient mise en garde : ils avaient, bien sûr, anticipé ce coup de foudre provenant tout droit du "Temps X". Mais grâce à toi, Edvard, c’est une véritable "Odyssée du Passé" que j’entreprends lorsque je te vois : ce décor moutarde, ces structures métalliques si joliment installées derrière toi, ton costume amidonné marron t’offrant ce teint olive font paradoxalement ressortir ton talent, ta joie de vivre : nul besoin d’effets de lumière arc-en-ciel ou d’une tenue multicolore. Miser sur la sobriété prouve à quel point tu rayonnes par ta seule présence. Une belle preuve d’énergie positive digne des plus grands philosophes orientaux…
A toi qui manie l’onomatopée comme une arme de combat contre la morosité de notre époque (et des siècles derniers…) : je comprends ta perplexité face aux moqueries de la toile et des réseaux sociaux qui se gaussent d’une telle prestation. Ces gens sont jaloux Edvard. De ton sourire ravageur, de ta cravate dorée, de tes cheveux si… hum. Et surtout, ils envient ton aisance à réaliser des vocalises de haute volée en veux-tu, en voilà.
Rassure-toi, le chanteur élégant, l’ancêtre de Bryan Ferry, n’était pas moins ridicule que toi en 1960… (Le comble : le noir et blanc n’y change rien !)


