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A Tribute to Henry Fonda, Institut Lumière de Lyon (22 mai-15 juillet 2012)

Après son cycle Cinéma de Russie, l’Institut Lumière de Lyon a choisi de rendre hommage à l’une des légendes du cinéma hollywoodien, Henry Fonda (1905-1982). Par la projection d’une vingtaine de films des plus grands réalisateurs (Alfred Hitchcock, Joseph L. Mankiewicz, Henri Verneuil, John Ford, Otto Preminger, Sidney Lumet, Sergio Leone…), l’Institut célèbre, trente ans après sa mort, cette figure bien connue de l’archétype du “héros américain”.

Programmation :

Soirée d’ouverture, présentée par Fabrice Calzettoni
Le Faux coupable, Alfred Hitchcock (1956)
Le Serpent, Henri Verneuil (1973)
Le Reptile, Joseph L. Mankiewicz (1970)
Mon Nom est Personne, Tonino Valerii / Sergio Leone (1973)
Miss Manton est folle, Leigh Jason (1938)
Les Raisins de la colère, John Ford (1940)
Femme ou maîtresse, Otto Preminger (1947)
La Maison du lac, Mark Rydell (1981)
La Poursuite infernale, John Ford (1946)
Il était une fois dans l’Ouest, Sergio Leone (1968)
Le Brigand bien-aimé, Henry King (1939)
L’Étrange incident, William A. Wellman (1943)
Sur la piste des Mohawks, John Ford (1939)
Douze hommes en colère, Sidney Lumet (1957)
Tempête à Washington, Otto Preminger (1962)
L’Étrangleur de Boston, Richard Fleischer (1968)
L’Homme aux colts d’or, Edward Dmytryk (1959)
Un cœur pris au piège, Preston Sturges (1941)
Le Jour le plus long, Ken Annakin, Andrew Marton, Bernhard Wicki,
Gerd Oswald, Darryl F. Zanuck (1962)

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Le ‘Batman’ de Tim Burton (1989) a-t-il vieilli ?

On se méfie souvent des films des années 80′s… des clips, de la mode, des coiffures, et des morceaux de musique aussi ! Autant dire que je craignais un peu de revoir le premier film Batman réalisé par Tim Burton en 1989. Finalement, ce film a-t-il réussi à traverser l’épreuve du temps (et des fameuses années 80′s si… hum… indéfinissables !) ?

Première bonne surprise : la musique composée par Danny Elfman, compositeur fétiche de Tim Burton, car la BOF n’a pas pris une ride. Elle nous transporte toujours autant au cœur de la sombre ville de Gotham City. Second bon point : le travail de Burton sur ses plans, pensés et conçus comme de véritables vignettes tout droit sorties du comics original de Bob Kane. Et malgré des éléments eighties comme quelques lumières-néons ou de la fumée sortant des bouches d’égouts comme dans les clips ringards de cette époque, l’esthétique de l’ensemble ne déconcerte pas. Quant au rythme du film, il est toujours aussi vif et captivant.

Que penser de ce film et de ses personnages à l’époque de la saga repensée par le réalisateur britannique Christopher Nolan (Batman Begins – 2005, The Dark Knight – 2008, et prochainement The Dark Knight Rises en 2012) ?

Personnellement, je reste bluffée par le jeu de Jack Nicholson en Jocker aux multiples facettes : aussi diabolique que drôle, aussi cynique que charmeur (ce qui n’est pas le cas du Jocker interprété par Heath Ledger en 2008 – tant porté aux nues -, qui verse surtout dans le Jocker sombre et torturé). De même, Michael Keaton est à mon avis un Batman/Bruce Wayne plus accessible que celui joué par Christian Bale depuis 2005, plus humain aussi – il n’a pas la grosse voix de super héros de ce dernier et c’est tant mieux ! Quant à Kim Basinger, elle est une belle héroïne un brin cliché dont la blondeur rappelle celle de Madeleine/Judy (Kim Novak) dans ce plan de l’escalier “à la Vertigo“, lorsque Jocker l’entraîne tout en haut du clocher dans l’une des dernières scènes du film : un beau clin d’oeil à Hitchcock.

Vingt-deux ans plus tard, il y a certes ce plan où Jocker carbonise un collègue de Carl Grissom (Jack Palance) en lui serrant la main qui me semble décalé et grossier en vue de l’évolution des effets spéciaux. Côté bande originale, on ajoute les morceaux composés par Prince qui font peut-être datés, mais ils s’accordent si bien au style et à l’humour de Jocker qu’on oublie leur aspect “Purple Rain”.

N’en reste pas moins que le premier film Batman de Tim Burton (qui précède Batman ReturnsBatman Le Défi sorti en 1992) est aujourd’hui encore un excellent film fantastique !

Kiss Kiss, recueil de nouvelles de Roald Dahl

Quel est le point commun entre les Gremlins, Fantastic Mr. Fox, certains “Hitchcock présente” et Charlie et la Chocolaterie ? Un auteur très connu pour ses romans et contes classés “littérature jeunesse”, l’anglais d’origine norvégienne Roald Dahl (1916-1990). Mais cet écrivain peut aussi intéresser les adultes à travers ses recueils de nouvelles toutes plus étranges les unes que les autres : Kiss Kiss, Bizarre ! Bizarre ! ou encore La Grande entourloupe.

Kiss Kiss (1959) fait la part belle à l’humour noir et aux récits grinçants en mêlant des histoires franchement macabres (La logeuseCochon, Tous les chemins mènent au ciel, Edward le conquérant) à des nouvelles plutôt fantastiques ou de science-fiction (William & Mary, Gelée royale), ridicules et ironiques (Un beau dimanche, Champion du monde), ou s’intéressant à la psychanalyse (Pauvre George). On y retrouve aussi le texte original d’un épisode de la série Hitchcock présente (Madame Bixby et le manteau du Colonel) réalisé par Sir Alfred un an plus tard en 1960 (N°190, épisode 1 de la 6e saison).

Qu’il nous parle de manteau de vison, de meubles anglais d’époque, de cerveaux donnés à la science, d’abeilles, de compositeur réincarné en chat, d’usines à fabriquer du jambon ou de braconnage, l’esprit pince-sans-rire de Roald Dahl est aussi acéré que sa plume trempée d’humour noir.