Bon, tout le monde l’a vu, tout le monde a lu des critiques, et tout le monde connaît le sujet de ce film : le destin du Duc d’Yorc (Colin Firth), bègue depuis l’âge de 5 ans, qui entreprend un long et douloureux travail d’orthophonie auprès du praticien Lionel Logue (Geoffrey Rush) avant d’accéder au trône du Royaume d’Angleterre en tant que George VI (père de l’actuelle Reine Elisabeth II) après la mort de son père et l’abdication de son frère aîné, le tout au moment même de la montée du nazisme et de la déclaration de guerre avec l’Allemagne.
The King’s Speech est un beau film de facture traditionnelle et ça fait du bien !
La caméra est bien posée, les visages cadrés, pas d’accélérations intempestives et de caméra ‘ping-pong’ comme on en voit si souvent dans le cinéma contemporain. La photographie est savamment travaillée, les dialogues sont drôles et intelligents, tous les acteurs sont excellents et maîtrisent parfaitement leur personnage. J’ai surtout apprécié Geoffrey Rush, très juste et émouvant en comédien raté, bon père de famille à la Bergman (cf. Fanny & Alexandre avec le père comédien, interprété par Allan Edwall). Un beau film à l’ancienne, comme on les aime…


